Le monde a changé. Il y a 20-30 ans, un jeune qui sortait d’une grande école trouvait du travail relativement facilement dans une grande entreprise française, américaine ou européenne, puis suivait un plan de carrière linéaire. Je dis linéaire, parce que les postes se succédaient au sein de la même entreprise ou bien au sein seulement de deux ou trois grands groupes.
Maintenant, les plans de carrière sont pratiquement remisés aux oubliettes.
Je rencontre des jeunes adultes, dans la tranche d’âge de 25-35 ans, aux diplômes prestigieux, qui ont multiplié les expériences intéressantes, mais dont les parcours manquent de cohérence. Ces jeunes adultes ont su faire preuve de flexibilité. Ils ont su saisir des opportunités. Mais il n’est pas rare qu’ils se retrouvent avec les interrogations dignes d’un lycéen. Que faire ? Une start-up en Californie ? Un banque à Shangaï ? Une affaire à reprendre dans la Creuse ?
L’environnement actuel de l’entreprise favorise les esprits ouverts, adaptables. Mais à force de se montrer flexible, on risque de perdre le sens de sa vie.
Le coaching permet à ces jeunes managers de reprendre confiance dans leurs capacités. Après tout, ils ont réalisé des choses qui sortaient de l’ordinaire. Même s’ils se retrouvent à un moment donné sans « avoir de situation », comme on dit.
Et il n’est jamais trop tard pour s’interroger sur la fonction, le poste qui vous convient à vous et pas à un autre. Pour s’interroger sur la direction que l’on veut prendre pour de longues années.
Il y a quelques décennies, l’entreprise proposait le plan de carrière. Maintenant, on est dans une démarche individuelle. Chacun est responsable de son propre plan de carrière.
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