Le gendarme des marchés financiers américains, la SEC, annonce qu’elle poursuit Goldman Sachs pour fraude pour des opérations remontant à 2007. Le cours de l’action dégringole. Les investisseurs s’inquiètent. La direction de Goldman Sachs se défend. C’est la vie des affaires, me direz-vous. Cependant, l’un des arguments de la direction me laisse perplexe. Dans la dernière lettre adressée aux actionnaires, celle du 7 avril, la direction souligne que ses clients ne sont pas des enfants de chœur, mais des professionnels compétents, des gens avertis :
“The investors
who transacted with Goldman Sachs in CDOs in 2007, as in prior years, were
primarily large, global financial institutions, insurance companies and hedge
funds (no pension funds invested in these products, with one exception: a
corporate-related pension fund that had long been active in this area made a
purchase of less than $5 million). These investors had significant resources,
relationships with multiple financial intermediaries and access to extensive
information and research flow, performed their own analysis of the data, formed
their own views about trends, and many actively negotiated at arm's length the
structure and terms of transactions.”
Cet argument est quelque peu en contradiction avec les valeurs affichées de Goldman Sachs, ses « principles ». En tout premier de la page « Our people / Our business principles », on peut lire :
Our experience
shows that if we serve our clients well, our own success will follow.”
Je me demande, c’est une question, s’il n’y a pas un décalage entre les valeurs de la direction (nos clients sont des gens avertis) et les valeurs affichées (les intérêts de nos clients passent avant les nôtres).
En coaching, j’ai remarqué qu’il était essentiel de rapprocher les valeurs de l’entreprise et les valeurs personnelles, à la fois pour le bien de la collectivité et pour le bien du manager.