Le stress au travail est devenu le Saint-Graal des consultants. Tels les anciens croisés, ils sont partis en grande foule, en quête de la meilleure méthode pour réduire le stress au travail. Comment réagissent les managers face à ce discours teinté d’humanisme? Sont-ils convaincus par la nécessité d’une entreprise plus humaine ? Force est de constater que les managers prennent des actions (sans jeu de mots), mais surtout en ce qui concerne leur protection juridique. Le stress au travail est perçu avant tout comme un risque, un peu comme le risque d’être accusé d’entente commerciale.
Ce que personne n’ose plus dire à voix haute, c’est que vous ne pouvez pas obtenir des résultats sans stresser vos équipes. Comme dans le cas de l’entraîneur sportif qui « stresse » ses joueurs pour les faire dépasser leur niveau de performance. Comment faire alors ? Faut-il croiser les bras face au malaise des employés et cadres d’Orange et de Renault ? Que faut-il changer ? Vous pouvez modifier les systèmes de rémunération, de contrôle de gestion, mais ces interventions restent à un niveau superficiel. Sont-elles vraiment efficaces ?
Remontons à la source du fleuve du stress. Le stress au travail survient lors d’une relation humaine, entre un manager et un supérieur, un manager et un employé, un collègue, un membre de son équipe. Entre vous et quelqu’un d’autre ! Or mon expérience montre que les managers ne savent pas bien identifier leur niveau de stress. En conséquence, ils n’utilisent pas toujours les moyens appropriés pour diminuer leur stress (ils vont fumer, manger du sucré, s’énerver…). Comment voulez-vous gérer le stress de ceux qui vous entourent si vous ne savez pas gérer votre propre stress ?
Les mots ont leur importance. Préférez-vous chercher à réduire ou apprendre à gérer ? Quelle est l’expression la plus positive pour vous ? Préférez-vous perdre des parts de marché ou développer votre business ? Préférez-vous démotiver vos équipes ou bien valoriser le capital humain de l’entreprise ?
En coaching, je préconise un travail sur soi, pour mieux comprendre les sources de son propre stress (un travail qui peut se faire à un niveau individuel ou en petite équipe). Puis de s’approprier des outils pour mieux communiquer, avec pour objectif de parvenir à ce que ceux qui sont autour de vous donnent le meilleur d’eux-mêmes. C’est en cultivant son charisme que le manager peut faire que les autres se dépassent.