J’ai vécu une soirée intéressante hier. Après avoir
épongé le front en sueur de l’un de mes enfants épuisé par ses devoirs de
géométrie (…j’arrive encore à suivre, il est en CM2), j’ai assisté à une
réunion de l’International Coach Federation (ICF France) sur le thème de la
supervision en coaching.
Dans le monde actuel, les psychothérapeutes et les coachs sont en quête de leur identité. Les psychothérapeutes cherchent à se protéger en créant le titre de psychothérapeute. Les coachs suivent des formations au sein d’écoles de coaching. Etant donné que la plupart des thérapeutes se concentrent sur la réparation des traumatismes passés, les coachs ont tendance à se démarquer des thérapeutes en se concentrant sur un niveau comportemental. Jusque-là, rien que de très positif. Je soutiens d’ailleurs la professionnalisation du coaching en adhérant à l’ICF.
Certaines questions viennent néanmoins à l’esprit : le titre de psychothérapeute correspond-il à un corporatisme des psychologues et des médecins ? Le coaching risque-t-il un jour de s’enfermer dans un système fonctionnant en circuit fermé entre des étudiants formés par des coachs issus des mêmes écoles de coaching et supervisés par des coachs certifiés par les mêmes écoles ?
J’en étais là, plongé dans cette question du coach et de son identité. En contemplant le dessin d’un rectangle qui ne savait pas s’il était un polygone ou autre chose ou bien un carré et bien d’autres choses encore, j’ai eu l’idée suivante :
Tracez un rectangle, comportant quatre angles nommés Coach, Thérapeute, Conseil et Formateur. Promenez votre crayon sur le bord du rectangle. Comment vous sentez-vous ? Qui êtes-vous ?
Tracez maintenant un triangle équilatéral, comportant trois angles nommés Thérapeute, Conseil et Formateur. Placez le mot Coach au centre du triangle. Comment vous sentez-vous ? Qui êtes-vous ?
Quels liens faites-vous entre telle ou telle facette de votre identité sociale et votre identité profonde ?