Décider de ne pas choisir fait partie des choix possibles. Cela permet de revenir à une analyse plus rationnelle du projet.

 

Suivant la théorie du management, les managers (les décideurs) font des choix stratégiques en faisant abstraction de leurs désirs inconscients. Les critères de choix sont rationnels. Avant de décider d’un investissement important, les entreprises font des analyses très poussées. Les compétences juridiques, fiscales, sociales, financières des états-majors des grands groupes sont souvent supérieures à celles des experts (avocats, experts-comptables…).

 

Mais les préférences personnelles des managers viennent parfois gêner le jugement. Si vous avez vécu dans votre histoire personnelle une mauvaise expérience dans un pays étranger, vous serez peut-être réticent à investir dans ce pays.

 

Le degré de stress reste dans le domaine du supportable. Sauf dans des situations où le choix de l’entreprise se confond avec le choix personnel :

 

« Faut-il accepter cette promotion à l’étranger ? ». Quelles seront les conséquences pour ma famille ? ».

 

« Faut-il investir dans le nucléaire ? ». « Comment vais-je vivre ce conflit avec mes valeurs (en supposant qu’à titre personnel le manager soit contre le nucléaire) ? ».

 

Il est frappant de constater que les managers perdent alors un peu de leur lucidité. Les décisions sont parfois prises impulsivement. Ou bien le manager se demande s’il ne devrait pas quitter l’entreprise, changer de métier… faire un check-up médical, quitter sa femme (ou son mari). Le niveau de stress monte.

 

Un regard extérieur (celui du coach, de l’accompagnateur) peut s’avérer utile dans ce genre de cas, lorsque la sphère des choix personnels empiète sur celle des choix stratégiques de l’entreprise. La première chose à faire consiste à ne plus réfléchir en termes de choix mais de projet. Décider de ne pas choisir fait partie des choix possibles. Cela permet de revenir à une analyse plus rationnelle du projet.

 

 

 

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