Ecouter le problème de l’autre (client, patient ou ami)
se fait d’abord au premier degré. On commence par accepter la vision de l’autre,
son analyse de la situation. « Je vais mal à cause du comportement de ma
femme… de mon chef…. ». « Je me sens mal au fond de moi ».
Schématiquement,
les gens présentent leur problème suivant deux positions, soit en parlant de
leur relation à l’autre (c’est l’autre qui me pose problème), soit en parlant
ce qu’ils ressentent (je suis anxieux, préoccupé).
Dans la relation de thérapeute-client,
il est utile d’amener dans un premier temps la personne à se concentrer sur l’autre
partie de l’équation. Je m’explique.
Imaginez quelqu’un qui se plaint de sa femme. Plutôt que d’approfondir la question, d’analyser intellectuellement ce qui se passe dans cette relation, il est parfois préférable de travailler sur le rapport entre la personne et son identité. Des exercices permettent de recentrer la personne sur son énergie, de la reconnecter à son identité profonde.
Imaginez maintenant quelqu’un qui parle comme s’il était seul au
monde. Même s’il faut accueillir ce sentiment, une stratégie consiste à
travailler sur la relation entre lui et l’autre. Des exercices en face à face
aident à prendre conscience de la façon dont l’énergie se communique d’une
personne à l’autre.
Robert Dilts et Stephen Gilligan font souvent allusion à cette phrase de Richard Moss : « la distance entre soi et les autres est précisément la distance entre nous et nous-même ». En thérapie (ou en coaching), il s’agit de réduire cette distance, à la fois dans l’intérêt du client et dans celui de son entourage.