Mon expérience de l’accompagnement me conduit aujourd’hui à constater que la question féminine devient de plus en plus complexe. Au cours d’un coaching, il est fréquent de voir le client (homme ou femme) exprimer le désir de parvenir à un équilibre plus satisfaisant entre la vie professionnelle et la vie privée. Au risque d’une généralisation abusive, je dirais que les hommes passent assez rapidement sur ce désir. On peut traduire cela par une réserve, une discrétion. C’est aussi un peu de résignation. Dans la croyance occidentale, l’homme part le matin travailler et rentre tard, sans avoir le temps d’aider ses enfants à faire les devoirs. Dans cet imaginaire, c’est son rôle de « bon père ». Les femmes, elles, abordent de front cette problématique, sans la lâcher : Comment être une mère tout en étant une professionnelle compétente, reconnue pour sa valeur personnelle et ses réalisations ?
La question de la maternité arrive très souvent. Une femme « manager » sera toujours hyper sensible aux réflexions sur le droit à avoir des enfants (« si on vous engage, vous ne comptez pas faire un enfant tout de suite, n’est-ce-pas ? », « ce n’est pas le moment », « comment avez-vous pu nous faire ça ? »).
Dans leur combat pour l’égalité homme-femme, les femmes n’ont jamais abdiqué leur mission, leur rôle de mère (…même celles qui n’ont pas d’enfant).
Les progrès de la médecine amènent maintenant un nouvel élément à prendre en compte dans cette recherche d’équilibre vie privée-vie au travail. Le concept de la mère porteuse est devenu réalité. A ma grande surprise, cette question n’agite pas seulement les stars d’Hollywood. Les femmes « managers » se demandent elles aussi si ce ne serait pas une bonne idée. « Ce sera mon enfant, mais je n’aurai pas à m’arrêter pour la grossesse ». « Comme ça, je n’aurai pas à mettre en danger ma carrière ».