En ce début d’année, chacun prend de bonnes résolutions
tout en se demandant si cela s’avérera de l’ordre du souhait possible ou
impossible. On décide de cesser de faire quelque chose en trop (trop fumer,
manger, regarder la télévision) ou de commencer à faire quelque chose en plus
(plus de gym, de stretching, tenir un journal intime).
Une suggestion serait de
chercher à mieux vous vendre. Dans un système capitaliste, chacun est
responsable de la façon dont il vend ses compétences. La responsabilité se
situe d'abord au niveau de l’individu. Triste, mais réel.
Essayons de suivre un
fil logique. Pour vendre au mieux vos services et compétences, il est
préférable de vous concentrer sur ce que vous aimez faire.
Plus vous aimez ce que vous faites, plus vous avez de
chances de bien le faire. Que vous soyez expert-comptable ou manager, si vous
aimez le monde du cheval, vous serez un meilleur professionnel dans ce domaine
que si vous travaillez dans la grande distribution ou dans la banque. Vous
serez plus dynamique, plus actif, plus entreprenant, positif, enthousiaste.
Logique, non ?
Il y a une
relation étroite entre aimer et apprendre. Si vous aimez la littérature, vous allez apprendre la grammaire plus
facilement, plus rapidement que si la seule vue d’une couverture Folio vous
donne mal à la tête.
Pour savoir ce que vous aimez faire, vous pouvez commercer par vous demander ce dont vous avez envie. Jouer du piano, réciter une poésie ou couper du bois dans une forêt de sapins du grand nord du Canada. Vous pouvez aussi revenir sur des expériences passées agréables, enrichissantes, enthousiasmantes.
A ce stade du raisonnement, les objections pleuvent. Le verbe
"travailler" est d'un point de vue sociétal associé à une sensation
désagréable. "Je suis obligé de travailler". "Je continue mes
études pour ne pas avoir à travailler. "Je travaille puis je m'arrête de
travailler pour jouir d'une retraite bien méritée."
Supposons que vous
soyez d'accord pour mettre ces objections de côté, le temps de lire cet
article.
Vous en étiez à vous demander ce qui vous faisait envie (afin
d'analyser ce que vous aimez faire). Intervient alors une réaction provoquée
par notre société consumériste qui vous fait associer le mot envie à l'argent.
"J'ai envie d'une Ferrari." "J'ai envie du dernier appareil
photo numérique carrossé par Pininfirina, avec des objectifs Zeiss, une housse
de chez LVMH et des brillants de chez Cartier."
Derrière cette envie de
possession se cache une volonté d'apprendre. L'envie de Ferrari évoque le désir
d'apprendre à conduire vite, de vivre avec intensité, de vivre des sensations
fortes, de prendre des risques. L'envie d'un appareil photo sophistiqué évoque
le désir de prendre des photos, le désir de création artistique.
Vous pouvez
transformer une envie en frustration. Ou bien choisir d'en faire un
apprentissage, puis un travail (c'est là où intervient le coaching).
Pour mieux vous vendre en 2009, vous pourriez vous demander ce que vous savez faire de mieux que les autres.