En discutant avec soi-même, les pensées prennent parfois un tour étrange:

 

"Ai-je besoin de consulter? Serais-je différent, bizarre... fou? Ah, non, je ne suis pas fou, non, ce n'est pas pour moi." ... "Et puis, c'est trop cher, cela n'en vaut pas la peine."

 

A d'autres moments, l'idée d'avoir recours à un thérapeute ne vient même pas à l'esprit. Au contraire, le problème ne vient pas des profondeurs de sa propre psyché, mais des autres.

 

Pourtant, des interrogations subsistent. Voici quelques phrases entendues ici et là:

 

"Ces jours-ci se sont mal passés. Lundi, j'ai eu un accrochage en voiture. Mardi, mon fils a été malade (ou: ma fille a débarqué chez moi, très angoissée...). Mercredi, j'ai été agressée dans le métro, une femme m'a donné un coup de poing, une folle, j'ai vraiment eu très peur... J'ai l'impression d'être maudit(e)... que l'on m'a jeté un sort!"

 

"Cela ne peut plus durer comme ça. Je ne le supporte plus. Je tiens tout à bout de bras. Il boit... il se drogue... il est tout le temps déprimé (ou: elle dépense trop d'argent... elle est déprimée)."

 

"Je ne vois pas comment je peux m'en sortir!"

 

"Je marche dans la rue, mais les gens ne me voient pas. J'ai l'impression de ne pas être compris, vu, entendu..."

 

L'important n'est pas de savoir si la structure de votre ADN vous condamne à vider votre compte d'épargne pour financer une psychanalyse. Vous pouvez commencer par vous poser la question suivante. Dans quelles situations surviennent ces sentiments de ne pas être reconnu ou bien d'être poursuivi par la malchance?

 

Certaines situations font que vous vous déconnectez de votre centre, que vous vous éloignez de votre sentiment d'exister. D'autres font que vous vous sentez rejeté, isolé, coupé des autres.

 

Dans les deux cas, il s'agit de travailler avec un thérapeute sur la relation que vous avez avec vous-même, de façon à pouvoir mieux vivre la relation avec les autres.