Année après année, nos raisonnements s'efforcent d'être de plus en plus logiques. Faut-il parler d'expérience... ou bien du poids de l'éducation héritée de Descartes? Nous pensons bien faire en nous concentrant très fort avant de prendre une décision, en fronçant les sourcils, en serrant les poings, les lèvres, les yeux. Mais la logique cartésienne conduit souvent à des contradictions. Lisez les phrases suivantes, vous y retrouverez peut-être un air de familiarité.

Je voulais devenir peintre, mais ce n'était pas possible avec ma vie de famille... Je voulais devenir une grande chanteuse, mais j'ai préféré me sacrifier pour mes enfants.

Je veux préparer les concours des Grandes Ecoles, mais j'aurais bien aimé continuer à jouer régulièrement au tennis... Pour réussir mes concours, je sais qu'il me faudra sacrifier tous mes loisirs.

J'ai toujours voulu avoir ma propre affaire, mais j'ai toujours eu le courage d'aller au bureau... Travailler en me faisant plaisir n'est pas compatible avec mes responsabilités de chef de famille.

Les choix qui obéissent à la raison et à la logique ressemblent à des impasses. Seule la créativité permet d'inventer quelque chose qui n'existait pas vraiment. Et si notre créativité résidait quelque part dans notre inconscient, quelque part en-dessous des routes de la raison? Là où nous habitons vraiment, quel que soit notre âge civil, là où réside notre âme d'enfant. C'est tout l'intérêt d'un travail de développement personnel (...comme l'hypnose ericksonienne).